6 comentários

  1. O Ministro Barroso, office boy da Rede Globo, disse: “nosso maior problema é
    a mediocridade!”

    Não, ministro Barroso! Nosso maior problema é A SUA MEDIOCRIDADE.

  2. Saiu ontem no jornal Libération uma Tribuna assinada por Marcia Tiburi e Rubens Casara sobre o perigo de governos totalitaristas e do neofascismo que estão de volta.

    A Carta aberta integral em francês.

    TRIBUNE

    Par Márcia Tiburi , professeure de philosophie et écrivaine brésilienne exilée et Rubens Casara, juge de droit de l’Etat de Rio de Janeiro — 14 avril 2019 à 17:06

    Le président du Brésil, Jair Bolsonaro.

    L’avènement d’un régime néolibéral et ultra-autoritaire au Brésil doit servir d’avertissement : Français, l’heure ne peut plus être à la division des forces progressistes.
    Nous, qui au Brésil voyons la démocratie mourir…

    Tribune. «Le sommeil de la raison engendre des monstres», comme le décrit Francisco de Goya. L’ignorance est l’un de ces terribles monstres. Ne pas faire attention à ce qui se passe chez les autres est une forme d’ignorance. Au Brésil, ce repli intellectuel mêlant l’état d’esprit du colonisé et, paradoxalement, une certaine arrogance, a rendu les gens incapables de percevoir ce qui se passait dans des pays lointains tels que la Turquie d’Erdogan et les Philippines de Duterte. Parce que nous ne regardions que nous-mêmes, nous n’avons pas su identifier les signes qui ont conduit à la disparition de la démocratie et à la montée de l’autoritarisme. Au Brésil, nous n’avons jamais été en mesure d’écouter nos xamãs («chamans») autochtones. Ils nous ont toujours mis en garde contre le fait que si leurs univers étaient détruits, le nôtre le serait aussi.

    Il ne fait aucun doute qu’après le coup d’Etat qui a renversé le président élu Salvador Allende, le Chili a servi de laboratoire aux politiques néolibérales promouvant le fondamentalisme du marché et détruisant la sphère publique. Ce qui a été testé sous la dictature chilienne a été exporté peu après aux Etats-Unis et en Angleterre.Là-bas, l’ignorance de ce qui se passait dans les pays éloignés de l’Amérique du Sud explique que la majorité de la population a été surprise par les mesures qui mettaient l’Etat au service des détenteurs du pouvoir économique au détriment de la plupart des citoyens.
    Le silence actuel en France sur ce qui se passe en Amérique latine, en particulier sur ce qui se joue au Brésil depuis 2013, est préoccupant. Le processus à l’œuvre au Brésil pourrait détruire les acquis des civilisations à travers le monde, y compris en France. De même que le Chili de Pinochet était le laboratoire du néolibéralisme dans les années 70, le Brésil peut être perçu comme le principal laboratoire du néolibéralisme dans son modèle ultra-autoritaire, qui vise à supprimer les droits fondamentaux et à contrôler les indésirables, plus précisément les pauvres et les ennemis politiques du projet néolibéral.

    Pour ceux qui ont assisté à la disparition progressive des limites démocratiques à l’exercice du pouvoir, pour ceux qui ont vu peu à peu se confondre pouvoir économique et pouvoir politique, qui ont perçu la fragmentation du camp progressiste, la destruction de l’image des dirigeants démocratiques et la diabolisation de la politique à travers les fake news, qui ont assisté à l’ascension de l’extrême droite et à l’utilisation du système judiciaire contre les opposants politiques au projet néolibéral, les derniers événements en France ont malheureusement un air de déjà-vu.

    Il est impossible de ne pas penser au mouvement des gilets jaunes à la lumière de ce qui s’est passé lors des manifestations de juin 2013 au Brésil, mouvement populaire qui a fini par être exploité pour attaquer le gouvernement démocratiquement élu. A cette époque, tandis que certains des détenteurs du pouvoir économique agissaient pour renforcer les préjugés enracinés dans la société brésilienne et exploiter les frustrations des secteurs populaires, les secteurs ultraconservateurs ont commencé à répandre l’idée que le gouvernement n’avait pas su réprimer les manifestants. Ce qui était au départ un mouvement démocratique et festif est devenu une masse grise. Des démocrates ont marché aux côtés des néofascistes. Des revendications légitimes et identifiables, telles que la réduction du prix des billets de bus ou la fin de la violence policière ont commencé à coexister avec des objectifs autoritaires, tels que le retour de la dictature militaire. Le potentiel démocratique du mouvement s’est rapidement épuisé.

    Il n’y a pas de formule magique pour arrêter la marche vers l’ultra-autoritarisme et l’immodération typique du capitalisme financier. Mais l’exemple du Brésil peut servir à éviter la répétition des erreurs. Au Brésil, on ne comprenait pas que nous étions confrontés au défi historique de lutter contre le retour de la barbarie, de défendre la démocratie et les valeurs de la civilisation.

    A maintes reprises au cours de l’histoire, le narcissisme des petites différences, des projets de pouvoir personnel, a freiné l’union des forces démocratiques pour faire face aux menaces concrètes qui ont pesé (et pèsent aujourd’hui) sur les droits et garanties fondamentaux de la population. Le développement de l’autoritarisme au Brésil nous permet de vous donner ce conseil, Français : l’heure ne peut plus être à la division des forces progressistes.

    Márcia Tiburi, auteure de : Cómo conversar con un fascista ? («Comment parler à un fasciste ?»). Rubens Casara, auteur de : El Estado post-democratico.

    Márcia Tiburi professeure de philosophie et écrivaine brésilienne exilée , Rubens Casara juge de droit de l’Etat de Rio de Janeiro
    Tribune. «Le sommeil de la raison engendre des monstres», comme le décrit Francisco de Goya. L’ignorance est l’un de ces terribles monstres. Ne pas faire attention à ce qui se passe chez les autres est une forme d’ignorance. Au Brésil, ce repli intellectuel mêlant l’état d’esprit du colonisé et, paradoxalement, une certaine arrogance, a rendu les gens incapables de percevoir ce qui se passait dans des pays lointains tels que la Turquie d’Erdogan et les Philippines de Duterte. Parce que nous ne regardions que nous-mêmes, nous n’avons pas su identifier les signes qui ont conduit à la disparition de la démocratie et à la montée de l’autoritarisme. Au Brésil, nous n’avons jamais été en mesure d’écouter nos xamãs («chamans») autochtones. Ils nous ont toujours mis en garde contre le fait que si leurs univers étaient détruits, le nôtre le serait aussi.

    Il ne fait aucun doute qu’après le coup d’Etat qui a renversé le président élu Salvador Allende, le Chili a servi de laboratoire aux politiques néolibérales promouvant le fondamentalisme du marché et détruisant la sphère publique. Ce qui a été testé sous la dictature chilienne a été exporté peu après aux Etats-Unis et en Angleterre.Là-bas, l’ignorance de ce qui se passait dans les pays éloignés de l’Amérique du Sud explique que la majorité de la population a été surprise par les mesures qui mettaient l’Etat au service des détenteurs du pouvoir économique au détriment de la plupart des citoyens.
    Le silence actuel en France sur ce qui se passe en Amérique latine, en particulier sur ce qui se joue au Brésil depuis 2013, est préoccupant. Le processus à l’œuvre au Brésil pourrait détruire les acquis des civilisations à travers le monde, y compris en France. De même que le Chili de Pinochet était le laboratoire du néolibéralisme dans les années 70, le Brésil peut être perçu comme le principal laboratoire du néolibéralisme dans son modèle ultra-autoritaire, qui vise à supprimer les droits fondamentaux et à contrôler les indésirables, plus précisément les pauvres et les ennemis politiques du projet néolibéral.

    Pour ceux qui ont assisté à la disparition progressive des limites démocratiques à l’exercice du pouvoir, pour ceux qui ont vu peu à peu se confondre pouvoir économique et pouvoir politique, qui ont perçu la fragmentation du camp progressiste, la destruction de l’image des dirigeants démocratiques et la diabolisation de la politique à travers les fake news, qui ont assisté à l’ascension de l’extrême droite et à l’utilisation du système judiciaire contre les opposants politiques au projet néolibéral, les derniers événements en France ont malheureusement un air de déjà-vu.

    Il est impossible de ne pas penser au mouvement des gilets jaunes à la lumière de ce qui s’est passé lors des manifestations de juin 2013 au Brésil, mouvement populaire qui a fini par être exploité pour attaquer le gouvernement démocratiquement élu. A cette époque, tandis que certains des détenteurs du pouvoir économique agissaient pour renforcer les préjugés enracinés dans la société brésilienne et exploiter les frustrations des secteurs populaires, les secteurs ultraconservateurs ont commencé à répandre l’idée que le gouvernement n’avait pas su réprimer les manifestants. Ce qui était au départ un mouvement démocratique et festif est devenu une masse grise. Des démocrates ont marché aux côtés des néofascistes. Des revendications légitimes et identifiables, telles que la réduction du prix des billets de bus ou la fin de la violence policière ont commencé à coexister avec des objectifs autoritaires, tels que le retour de la dictature militaire. Le potentiel démocratique du mouvement s’est rapidement épuisé.

    Il n’y a pas de formule magique pour arrêter la marche vers l’ultra-autoritarisme et l’immodération typique du capitalisme financier. Mais l’exemple du Brésil peut servir à éviter la répétition des erreurs. Au Brésil, on ne comprenait pas que nous étions confrontés au défi historique de lutter contre le retour de la barbarie, de défendre la démocratie et les valeurs de la civilisation.

    A maintes reprises au cours de l’histoire, le narcissisme des petites différences, des projets de pouvoir personnel, a freiné l’union des forces démocratiques pour faire face aux menaces concrètes qui ont pesé (et pèsent aujourd’hui) sur les droits et garanties fondamentaux de la population. Le développement de l’autoritarisme au Brésil nous permet de vous donner ce conseil, Français : l’heure ne peut plus être à la division des forces progressistes.

    Márcia Tiburi, auteure de : Cómo conversar con un fascista ? («Comment parler à un fasciste ?»). Rubens Casara, auteur de : El Estado post-democratico.

    Márcia Tiburi professeure de philosophie et écrivaine brésilienne exilée , Rubens Casara juge de droit de l’Etat de Rio de Janeiro

  3. UMA CRISE POR DIA ACUMULADA AO LONGO DE ALGUNS MESES E NO FINAL TEREMOS UMA BOMBA ATÔMICA.

    CONFRONTO DO STF COM LAVA JATO E EXTREMA-DIREITA ABRE CENÁRIO DE CRISE GRAVE STF

    Numa manhã tensa, esta terça-feira assiste o crescimento de uma situação de grave crise institucional com o confronto entre o STF, a Lava Jato e a extrema-direita; enquanto isso, Bolsonaro reforça o aparato de segurança do Estado, estimula a violência policial e as milícias; expulsa a sociedade civil do aparelho de Estado, com a extinção de centenas de conselhos; o cenário é agravado por Bolsonaro ser o presidente de primeiro mandato pior avaliado da história; a principal bandeira econômica do governo, a destruição da Previdência, estar praticamente inviabilizada; a economia do país, em frangalhos

    https://www.brasil247.com/pt/247/brasil/390359/Confronto-do-STF-com-Lava-Jato-e-extrema-direita-abre-cen%C3%A1rio-de-crise-grave.htm

    Enquanto isso os militares é a única categoria de funcionários públicos com reajuste previsto para 2020. Eles apoiam a reforma da previdência desde que a reforma não mexa com eles.

    E o Brasil, ó, fodido!

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